Le viol de la femme blanche par l'homme noir nourrit à la fois l'imaginaire fantasmagorique des relations interraciales et le pire des racismes réel. C'est souvent sous le prétexte de prétendus viols que de graves actes racistes ont été commis (servant à justifier la ségrégation aux Etats-Unis, l'apartheid en Afrique du Sud, notamment là pour protéger la femme blanche de l'avidité sexuelle des Noirs). De faux crimes imputés ont même permis des lynchages (cf. Sanctuaire, fameux livre !). Pour autant, il est aussi très présent dans l'imaginaire sexuel et hélas très bandant, car il y a double outrage : au premier outrage des relations sexuelles forcées, imposées, violentes, s'ajoute l'outrage d'une relation interraciale contre-nature donc et non consentie, ce qui renforce l'excitation. Il est aussi une étape fondatrice du passage au fantasme de cocu : un couple blanc est d'abord contraint puis finit par aimer de se soumettre aux Noirs... car comment admettre qu'un couple aimant, bien sous tout rapport, consente à la domination sexuelle ? Réponse fondatrice : la première fois, c'est par le viol que cette relation s'est imposée avant de s'établir comme forme de sexualité. Le cocu blanc l'a d'abord été par force, cela le dédouane, et en même temps, si cela lui a plu, cela explique son changement de statut, de mari amoureux à mari soumis à un tiers dominant...
D'où le succès de cette vidéo connue pour son réalisme : un jeune soldat africain rebelle viole dans les années 60 ou 70 une jeune épouse sous les yeux de son mari (notez que le militaire se débarasse par deux fois de l'inutile mari, protecteur inefficace de la famille). Brève, mais intense. http://www.megaupload.com/?d=6TJUNZEB
Une autre belle vidéo : croyant échapper à un violeur potentiel - un homme qui la poursuit ? -, une jeune femme court vers les bras du vrai violeur, le boxeur noir. Cette ironie - la peur panique, le sentiment d'insécurité qui précipitent vers l'horreur - accroît le caractère excitant de la scène : http://www.megaupload.com/?d=2MUAQOK2
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